Les contrats de travail suisses sont concis et libéraux – et c’est précisément pour cette raison qu’il est judicieux de les examiner de près, car de nombreux aspects ne sont pas réglementés par la loi, mais par le contrat lui-même.
Les éléments standard
La période d’essai dure généralement 1 à 3 mois avec un préavis de seulement sept jours. Ensuite, les délais de congé sont généralement de 1 à 3 mois, se terminant toujours le dernier jour du mois. Le salaire de 13e mois est courant, mais n’est pas obligatoire légalement – vérifiez s’il est inclus dans votre salaire annuel. Congés : le minimum légal est de quatre semaines, mais cinq semaines est la norme.
À vérifier avant de signer
- Salaire annuel brut incluant/excluant le 13e mois ?
- Heures supplémentaires : compensées, payées ou « couvertes par votre salaire » ?
- Clause de non-concurrence : durée, région, clause pénale
- Prestations de la caisse de pension : supérieures au minimum légal ou uniquement le minimum ?
- Un contrat collectif de travail (CCT) avec des conditions plus avantageuses s’applique-t-il ?
Maladie et maintien du salaire
Sans assurance indemnités journalières en cas de maladie, l’obligation légale de maintien du salaire est minimale (seulement trois semaines la première année de service). Les bons employeurs assurent 80 % de votre salaire pendant 720 jours – un détail contractuel qui peut s’avérer crucial en cas d’urgence.
En droit suisse du travail, ce qui n’est pas dans le contrat n’existe généralement pas.
Base : CO art. 319 et suiv., LTr. État juillet 2026. Pas un avis juridique.


